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María Magdalena, les mains dans la terre.

  • Photo du rédacteur: Quentin Gustot
    Quentin Gustot
  • 19 avr.
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 13 mai


María Magdalena Pilco Hipo est la sœur de Juan Patricio. Sur la Chacra Andina, elle travaille avec une énergie directe et concrète, celle de quelqu'un qui ne sépare pas la théorie de la pratique, et qui juge les choses à leurs résultats.


Sa parcelle, c'est un foisonnement. Du maïs andin, des mûres, des pommes, des pêches, des avocats. De la canne à sucre, des arbres wayuu, des légumes, des plantes aromatiques et médicinales. Des poules, des cochons, du bétail, des moutons, des cobayes. Tout cela cohabite, se nourrit mutuellement, tourne en circuit presque fermé. Les animaux produisent le compost qui nourrit les sols qui nourrissent les plantes qui nourrissent les animaux et les humains. Zéro chimique. Purement organique.


Elle le dit avec fierté, simplement : "C'est grâce à mes efforts, à mon travail acharné, aux animaux." Pas de mystère, pas de miracle. Du travail, de la constance, et le respect d'un équilibre qu'elle a appris à observer et à entretenir.


María Magdalena a une conviction forte sur les produits chimiques : ils tuent. Ils tuent la Madre Tierra, ils tuent les êtres vivants qui travaillent dans le sol en silence, ces micro-organismes invisibles qui décomposent, transforment, régénèrent. Elle le voit dans la matière, elle l'observe chaque jour. Et c'est à partir de cette conviction qu'elle interpelle directement ses voisins, les paysans de la région : revenez aux engrais naturels, aux animaux, aux produits sains. Pour vous, pour vos familles, pour ceux qui mangent ce que vous produisez.


Ce n'est pas un discours militant. C'est une invitation, lancée par quelqu'un qui a fait le chemin et qui en voit les fruits, au sens propre comme au sens figuré.


Dans la famille Pico Hipo, María Magdalena incarne quelque chose d'essentiel : la transmission par l'exemple. Pas de grands mots, pas de vision abstraite. Une parcelle bien tenue, des animaux bien soignés, une table bien nourrie. Et la certitude tranquille que ce mode de vie, si on se donne la peine de le construire, vaut bien mieux que les raccourcis chimiques que la modernité agricole a imposés.






 
 
 

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